LA COURSE, MEILLEURS MONDIAUX
Les meilleurs skieurs mondiaux
Venez les découvrir en action...
Benjamin Raich
Bode Miller
Carlo Janka
Jean Baptiste Grange
Didier Cuche
Ivica Kostelic
Aksel Lund Svindal
Erik Guay
Christof Innerhofer
Didier Cuche.
Didier, tu as participé en décembre 1993 à ta première descente Coupe du Monde à Bormio, comment fait-on pour rester aussi motivé et aussi compétitif après tant d'années sur le circuit ?
DC. « C'est avant tout un résultat de la passion que j'éprouve depuis toujours pour ce sport et aussi des superbes émotions que j'ai ressenties ces dernières années lors de certains de mes succès. J'ai dû attendre janvier 1998 pour gagner ma première course Coupe du Monde et ce n'est que depuis trois-quatre ans que j'évolue vraiment au top-niveau. Je bénéficie maintenant aussi d'une très grande expérience qui m'aide à bien gérer mes efforts aussi bien sur les pistes que pendant la longue période de préparation. Le fait d'avoir pour la première fois enlevé les deux Coupe du Monde en descente et en super-G à la fin de l'hiver dernier est bien-sûr particulièrement motivant. »
Tu as terminé sur le podium de toutes les grandes pistes de descente Coupe du Monde, ce qui est la marque du skieur complet. Comment parvient-on à réaliser une telle performance ?
DC. « En fait, il m'a parfois manqué que quelques centièmes pour gagner encore plus souvent, je n'ai ainsi été battu que d'un centième ou deux à Beaver Creek, Val Gardena ou Bormio ! J'apprécie les tracés sélectifs sur le plan technique qui demandent de la jugeote et une bonne stratégie, mais grâce à mon matériel très compétitif et toujours bien mis au point par mon serviceman, je suis aussi en mesure de bien gérer les parcours de « glisse ». J'ai ainsi été très fier l'hiver dernier de pouvoir gagner coup sur coup la descente de Kitzbühel et celle de Chamonix qui ne se ressemblent pourtant pas du tout. J'ai à chaque fois presque réussi le parcours parfait. »
Benjamin Raich.
« Benni » Raich est un des principaux personnages du circuit mondial, et cela aussi bien pour sa sportivité exemplaire que pour son palmarès impressionnant. Depuis sa première victoire dans le slalom de Schladming en janvier 1999, le Tyrolien a tout gagné ou presque dans sa brillante carrière : de l'or mondial et olympique ainsi que plusieurs globes de cristal en Coupe du Monde, y compris le plus grand en 2006 ! Vainqueur du Super-combiné de Chamonix en 2006, il a triomphé à une ou deux exceptions près dans toutes les « Classiques » de la Coupe du Monde, réalisant notamment une « passe de trois » impressionnante en 2001 en s'imposant dans les slaloms de Wengen, Kitzbühel et Schladming ! Victime d'une sérieuse blessure au genou lors de l'épreuve par équipes de Garmisch-Partenkirchen, le compagnon de Marlies Schild a travaillé dur au cours de l'été 2011 pour retrouver sa place parmi les meilleurs.
Bode Miller
Il y a quelques années, Bode Miller avait dit qu'il ne pensait pas courir au-delà de l'âge de trente ans ! Mais le fantasque skieur de Franconia qui a fêté ses 34 ans en octobre dernier, ne semble pas près de jeter l'éponge ! Visiblement, le quadruple champion du monde en 2003 et 2005 reste passionné par la compétition alpine. Ses places d'honneur de l'hiver dernier, notamment son 2èmerang à Kitzbühel derrière Didier Cuche, prouvent qu'il est encore en mesure de se surpasser dans les grandes occasions.
Vainqueur du combiné du Kandahar de Chamonix en 2004, Bode rêve surtout d'une consécration sur la fameuse « Streif » de Kitzbühel. Père d'une petite fille de trois ans prénommée Dacey qui habite à San Diego, il y passe beaucoup de temps maintenant entre deux saisons, vivant sur un bateau amarré dans le port de la grande ville californienne.
Carlo Janka
Grand héros de la saison 2010 au cours de laquelle il enlevait le classement général de la Coupe du Monde après avoir conquis l'or olympique à Vancouver, Carlo Janka n'a pas réussi à continuer sur sa lancée l'hiver dernier. Irrégulier et souvent fatigué, Carlo a fait pâle figure dans le « Classiques » et lors des Mondiaux de février 2011. Des tests médicaux ont heureusement permis à son entourage de découvrir l'origine de son problème – des problèmes d'arythmie cardiaque qui l'empêchaient de s'entrainer correctement lors des stages de préparation physique. Opéré fin février, il démontrait ensuite sa force de caractère et sa classe en remportant la première course à laquelle il participait ensuite, le géant de Kranjska Gora. D'autres bons résultats lui ont ensuite permis de décrocher une belle 3èmeplace au classement final de la Coupe du Monde 2011. De quoi entretenir l'espoir d'un retour au sommet !
Erik Guay.
Erik Guay a bien confirmé tous les espoirs placés en lui ! Champion du monde de descente à Garmisch-Partenkirchen où il avait célébré la première de ses trois victoires en Coupe du Monde en février 2007, le Québécois compte également une victoire dans le classement Coupe du Monde de Super-G à son actif, conquise en mars 2010 après ses victoires dans les deux dernières courses de cette spécialité.
Considéré dès ses débuts comme un grand talent du ski canadien, Erik se révélait par sa 2ème place dans la descente de Lake Louise en Novembre 2003 derrière le champion du monde Michael Walchhofer. Mais son avènement au sommet fut ensuite ralenti par de nombreux ennuis de santé, notamment de fortes douleurs au dos et des blessures sur chute. Heureusement le père de la petite Logann Elizabeth Guay âgée de 3 ans n'a jamais baissé les bras et s'est chaque fois donné à fond pour revenir au top niveau.
Jean Baptiste Grange
JB que représente l'épreuve du combiné pour toi ?
JBG. « C'est une belle épreuve, une compétition très difficile aussi puisqu'il faut passer en quelques heures des skis longs de la descente aux skis plus courts pour la manche de slalom. Elle exige de grandes qualités techniques, physiques et mentales. J'ai réalisé mes premières performances Coupe du Monde en Super-combiné, d'abord à Val d'Isère en décembre 2005, puis à Wengen en janvier 2006. J'y ai chaque fois réalisé le meilleur temps dans la manche de slalom, ce qui m'a donné confiance pour la suite. Ensuite, j'ai pris la 10èmeplace du slalom de Kitzbühel et je savais alors que j'étais sur le bon chemin. Je suis fier d'avoir enlevé le combiné d'une « Classique » comme le Lauberhorn de Wengen. Cela change aussi de la routine du slalom et je me fais plaisir à glisser à grande vitesse avec les longs skis. En tout cas il faut de l'engagement pour s'imposer, c'est chaque fois une belle bagarre. »
Voici trois ans, tu terminais 5èmedu classement général de la Coupe du Monde en gagnant au passage le classement de slalom. Pourrais-tu un jour te battre pour la victoire au général ?
JBG. « C'est difficile de prévoir cela, car tout dépend des circonstances, de la forme du moment et du niveau général de la saison, c'est-à-dire du nombre de points qu'il s'agit d'atteindre pour avoir une chance de s'imposer. En 2009, quand j'ai fini 5ème, je n'étais qu'à 130 points environ du vainqueur Aksel Lund Svindal. Quelques points en plus en combiné ou en slalom géant m'auraient aidé à jouer la gagne, mais cette saison-là, mes premiers objectifs étaient de gagner la Coupe du Monde de slalom et enlever des médailles à Val d'Isère ! La grande Coupe du Monde représente un super objectif pour chacun de nous, mais aussi un challenge très exigeant. Il faut briller dans au moins deux-trois disciplines pour avoir une chance sérieuse comme Kostelic ou Svindal. Je dois d'abord progresser en slalom géant. »
Ivica Kostelic
Qu'évoque pour vous les noms de Chamonix-Kandahar ?
IK. « Ce sont deux noms prestigieux et une belle « Classique » de ski. Je suis fier d'avoir réussi à m'imposer l'hiver dernier dans le Super-combiné après avoir perdu beaucoup de temps sur les autres en descente. Grâce à un engagement total en slalom, je suis parvenu à refaire mon handicap et à fêter ma septième victoire du mois. C'était donc quelque chose de spécial, d'autant plus qu'un de mes camarades, Natko, avait fini 2ème ! Deux Croates sur un podium Coupe du Monde est un résultat formidable pour notre pays et notre groupe.»
Pour quelles raisons tenez-vous tant à briller dans toutes les disciplines ?
IK. « Cela a toujours été ainsi, j'ai grandi dans le respect des skieurs complets et j'ai continuellement espéré en devenir un. Je n'oublie pas qu'autrefois le plus important dans les « Classiques » était de gagner le combiné. Et quand j'ai commencé à courir, j'ai toujours espéré briller en Coupe du Monde. Mais je me suis souvent blessé au début de ma carrière, notamment en tombant en Super-G en 1999. Je me suis ensuite spécialisé en slalom, mais sans perdre de vue mon but final. Ma réussite de 2011 fut une grande joie pour toute ma famille ! »
Vous avez gagné un Super-G à Kitzbühel, dans quelle discipline espérez-vous encore briller?
IK. « J'ai bien commencé la saison en slalom géant à Soelden avec ma 5èmeplace, donc il est possible pour de progresser dans cette spécialité. Mais il est difficile de prévoir ce genre de chose. Cela dépend toujours de la forme du jour, des conditions de course ou du tracé. J'ai perdu plusieurs semaines d'entrainement au printemps en raison d'une nouvelle opération au genou et il se peut bien que cela représente un handicap en cours de saison. On verra bien ! »
PkL
Aksel Lund Svindal.
Svindal n'aime pas être comparé à ses glorieux ainés –Aamodt et Kjus, qui ont accumulé une impressionnante collection de médailles et de victoires en Coupe du Monde. Il n'empêche ! Le grand Aksel marche bien sur leurs traces.
Lors des Mondiaux de 2011, il s'est adjugé un quatrième titre mondial en gagnant le combiné, un an après son triomphe olympique en Super-G à Vancouver. En tout il a déjà enlevé neuf médailles depuis 2005 ! Premier Norvégien à s'être imposé dans une descente mondiale en février 2007 à Are, en Suède, il a aussi reçu deux grands globes de cristal en 2007 et 2009 – et compte bien en conquérir prochainement un troisième !Il y serait sans doute déjà parvenu sans sa terrible chute de Beaver Creek de décembre 2007 qui lui fit perdre toute la saison! 2012 sera peut-être la bonne année pour l'ami de la charmante Julia Mancuso qui semble avoir retrouvé son niveau d'il y a quatre ans !
Christof Innerhofer
Triple médaillé aux Mondiaux de Garmisch-Partenkirchen où il dominait le Super-G, Christof Innerhofer a l'étoffe et la classe pour devenir le prochain « Campionissimo » italien. Le Sud-Tyrolien avait déjà impressionné son monde voici trois ans en fêtant sa première grande victoire au terme de la sélective descente de Bormio deux ans seulement après ses débuts sur le circuit ! Mais c'est surtout son beau succès dans le Super-combiné de Bansko de mars 2011 qui lui donne l'espoir de pouvoir un jour prochain jouer un grand rôle dans la bataille pour la conquête de la Coupe du Monde qui n'est plus retournée en Italie depuis le triomphe d'Alberto Tomba en 1995 !
Excellent communicateur et pourvu de beaucoup de bon sens, Christophe s'exprime facilement dans plusieurs langues y compris l'anglais, et il trouve toujours l'occasion de plaisanter avec ses interlocuteurs ravis.

















